Rencontres à Manhattan
Sidewalks of New-York

Film américain de Edward Burns

Avec Edward Burns, Heather Graham, Rosario Dawsono...

Sortie le 10-04-2002
 
   

Par Clémentine Gallot


Durée: 1h40

 
 
   

"Made with pride in the USA" …

… affiche le générique de fin. A l’heure où l'on note un regain d’intérêt – légitime- pour New York, et Manhattan, les films visant à déclencher un élan patriotique fleurissent.

Ici, pas d’américanisation outrancière (disons, pas plus que d’habitude !) mais un petit bout de chemin en compagnie de personnages réunis par les hasards de la vie (et par une libido quelque peu exacerbée, semble-t-il). Parmi eux, le réalisateur, (dans le rôle de Tommy) qui ne sort pas du lot, si ce n’est par son physique charmant (encore un hasard, tiens) au milieu d’hommes médiocres.

Tommy (Edward Burns) se fait larguer, il emménage chez Carpo (Dennis Farina) qui lui enseigne l’art de la drague. Ainsi, il rencontre au vidéo-club (!) Maria (Rosario Dawson), séparée de Benjamin (David Krumholtz) qui essaye de s’en remettre en poursuivant de ses assiduités une jeune serveuse, Ashley (Brittany Murphy). Mais elle se refuse à lui car elle entretient une relation avec un dentiste, Griffin (Stanley Tucci), marié tant bien que mal à Annie (Heather Graham), jolie agent immobilier qui aide Tommy à trouver un appartement (la boucle est bouclée !).

Un traitement du sujet vaguement plus original que l’habituelle comédie au ras des pâquerettes (Un automne à New York…) : mêlant fiction et interviews des personnages hors contexte, seule bonne idée du film. Grâce à un montage astucieux qui imbrique péripéties et clins d’œil au spectateur, le rapport aux personnages est celui de la proximité, de l’intimité. Nous épargnant un happy end de mise, le film affiche une construction linéaire, évitant les sempiternels " nœuds de l’intrigue " et " dénouement " : on entre dans la vie des ces personnages, et on en ressort de même, on a juste suivi un peu de leur histoire. Pas d’enthousiasme débordant, donc ; il s’agit d’une comédie qui ne se prend pas au sérieux, mais qui passerait sûrement mieux à la télévision. S’inspirant, semble-t-il, de l’excellente série Sex and the city et du merveilleux Manhattan de Woody Allen, elle n’égale malheureusement ni les réjouissantes aventures de l’un, ni les dialogues géniaux et la beauté de l’autre.