Van Helsing

Film américain de Stephen Sommers

Avec Hugh Jackman, Kate Beckinsale

Sortie le 05-05-2004
 
   

Par Erwin Zys-Launay


Durée: 2h10

 
 
   

Public non averti s'abstenir

Le nouveau Stephen Sommers (La Momie...) cible un public résolument adolescent. De ce point de vue, le pari est réussi. Van Helsing est le prototype du petit film fantastique à gros budget qui réjouira les amateurs pas trop exigeants.

C'est le nouveau filon à Hollywood. On compile à tout va les vieilles gloires de la mythologie pré moderne et ces  succédanés rappellent étrangement l'argumentaire éculé du « deux en un ». Dracula, Dr Jekyll, Frankenstein, un loup-garou, voilà pour les ingrédients. Van Helsing (Hugh Jackman), héros partiellement amnésique fait le liant. Mercenaire à la solde du Vatican, il est chargé de mettre au pas ce bestiaire qui décime les ouailles de la chrétienté ; le tout en flirtant avec une séduisante chasseuse de vampire (Kate Beckinsale) dès qu'il a deux minutes.

Le scénario n'est évidemment que  prétexte à un déferlement de monstres jaillissant de tous les côtés, à des mouvements de caméras tourbillonnants, et bien sûr à des effets spéciaux jusqu'à satiété. Bref, en terme de profondeur cinématographique, c'est loin d'être ça. Mais est-ce véritablement critiquable ?  Van Helsing s'affiche sans ambiguïté comme un film de genre. Initialement adapté d'une série B, son ambition est de divertir. Les effets spéciaux sont tout à fait décents, l'interprétation des personnages pas si mauvaise. Certes, la plupart des répliques sont assez sottes, mais on n'en attendait franchement pas moins.

Pas plus mauvais qu'un autre dans la catégorie heroic fantasy, Van Helsing bénéficie d'un rythme soutenu. On l'aura compris, si on aime le beau cinéma, ce divertissement risque de tourner à la torture. Autrement, ça se regarde. Pour peu qu'on y soit allé en connaissance de cause.