Red white and blues

Film américain de Mike Figgis
documentaire

Avec Tom Jones, BB King, Eric Clapton, Van Morrison, John Porter

Sortie le 02-06-2004
 
   

Par Clémentine Gallot


Durée: 1h33

 
 
   

Made in U.K.

Le cinquième volet de la collection The blues lancée par Martin Scorsese, fait état des origines en partie britanniques (donc insoupçonnées, pour le néophyte) du blues. Ce documentaire de Mike Figgis (passionné de jazz comme on s’en doute), raconte sous quelles formes cette émergence musicale fut réinterprétée dans les sixties à Londres, Manchester ou Newcastle, entre be-bop et pop : une entorse à la généalogie de cette saga par nos royaux voisins était donc incontournable.
Qui - comme moi - ne connaît de Tom Jones que les élans priapiques, aura au moins découvert qu’il y avait une vie – et une voix - avant le tortillant Sex Bomb : le crooner, ex-chanteur des Squires ouvre le film dans une session live au studio d’Abbey Road, aux côtés de Jeff Beck et Van Morisson. Les Beatles feront quelques apparitions dans le lointain. Les vétérans du British Blues sont couplés, dans le film, avec les musiciens de la Nouvelle Orléans. L’on verra ainsi Mick Jagger, précurseur d’Eminem, en émule anglais des bluesmen noirs. Les maladresses du montage et la laideur des interviews (DV, quand tu nous tiens) rendent parfois pénible ce catalogue des grands noms et des figures mythiques (Broonzy, Muddy Waters, impressionnants).
Incursion mineure dans la route du Blues, Red white and blues emballera - peut-être - les amoureux, et laissera sur le carreau l’amateur distrait, peu au fait de ces subtilités.