Spy Kids 3 : Mission 3D
Spy Kids 3D : Game Over

Film américain de Robert Rodriguez
Film en 3-D - Lunettes offertes à l'entrée du cinéma.

Avec Alexa Vega, Daryl Sabara, Ricardo Montalban, Sylvester Stallone

Sortie le 14-04-2004
 
   

Par Frédéric-Pierre Saget


Durée: 1h24

 
 
   

Joueur mauvais

Les deux agents secrets de Spy Kids un et deux sont au prise avec Toy Master, le  grand méchant, qui veut prendre le contrôle de tous les enfants grâce à un jeu vidéo intitulé Game Over. Pour le contrer, nos deux héros s'immiscent dans le jeu vidéo et c'est Robert Rodriguez qui les met en scène.

Robert Rodriguez fait partie de ces cinéastes hollywoodiens dont nous connaissons le nom, et ce malgré une oeuvre qui est loin de flirter avec le cinéma indépendant ou le cinéma d'auteur. D'habitude, les réalisateurs qui ne flirtent même pas un peu ne réalisent qu'un seul film. Mais Rodriguez navigue à Hollywood depuis un petit temps et il s'amuse. En passant Une nuit en enfer avec son ami Tarantino comme en faisant un remake d'jeunes de L'invasion des profanateurs.

Ses derniers jouets en date étaient Spy Kids, série de films qui visent un public enfantin mais que Rodriguez tente de transformer en pastiches de films d'espionnage. Pourquoi ne pas nous amuser avec Bob ?

La nouveauté qui attira Robert dans cette nouvelle aventure était la 3D. Il allait réaliser un film en 3D. Mais, attention, pas n'importe quelle 3D : celle des années 50, parce que Robert considère qu'il est indispensable que nos petits chérubins technologiques expérimentent les lunettes bicolores qui donneraient un mal de crâne à une boîte d'aspirine 1000 codéiné. Nous, toujours ouverts, sommes encore prêts à le suivre.
 
Mais le résultat n'est pas à la hauteur. La 3D rend l'image floue et laide. De plus, elle n'est pas toujours au point et se limite souvent à de la traditionnelle 2D. Scénario et acteurs sont mauvais (même Sylvester Stallone, qui ne réussit pas l'exercice difficile de l'autodérision) et la mise en scène s'avère assez moyenne, appelant sans cesse des jeux sur la troisième dimension (objets arrivant sur vous, par exemple) que l'on prévoit environ vingt minutes avant qu'ils soient effectifs.

Les quelques scènes réjouissantes (une apparition hilarante d'Elijah Wood) et les réflexions intéressantes sur le cinéma et le jeu vidéo ne  sauvent pas le film... Game Over.