Luna Rossa

Film italien de Antonio Capuano

Avec Domenico Balsano, Toni Servillo, Antonio Luorio

Sortie le 25-02-2004
Séléction officielle Mostra de Venise
 
   

Par François-Xavier Rouyer


Durée: 1h58

 
 
   

Celui qui voulait être Parrain à la place du Parrain

Faute d'avoir pu visionner la bande-annonce, je vous en propose une de mon cru ; pour les phrases en gras, ayez soin de prendre la grosse voix habituelle des bandes annonces, si vous êtes une fille à la voie aiguë, appelez un ami.

Des dialogues décapants : « Nous sommes des faiseurs de tragédie ».

Des références culturelles : le héros s'appelle Oreste, on pense vaguement mais alors très vaguement à l'histoire des Atrides.

Des costumes post-Matrix : Oreste est habillé tout en noir, excepté les Vans beiges qu'il porte aux pieds. Les femmes ont toutes des perruques de cheveux multicolores, changent de perruques à chaque scène, ce qui fait qu'on ne sait jamais qui est qui.

Des scènes de sexe : Un peu à la manière de celles de Ken Park, Antonio Capuano égrène toutes les situations les plus perverses : papa et fifille, maman et fifils, sesoeur et fréfrère, parrain et marraine et puis parfois, mais alors c'est très rare, papa et maman…

Des sur significations à n'en plus finir : Dès qu'on entre dans le bureau du Parrain, on a droit aux rugissements d'une panthère en gros plan. Comme on entre souvent dans le bureau du parrain, on en a vite assez de la panthère, qui elle, ne semble pas se lasser de nous montrer ses belles dents à chaque plan.

Des effets spéciaux révolutionnaires : Révolutionnaires parce qu'on se demande vraiment comment avoir osé en mettre de si mauvais. Un hôtel est censé exploser, une vague boule de feu en images de synthèses, tout droit extraites de Tron, apparaît en surimpression sur l'immeuble et la machine à fumer (située en bas à gauche de la caméra) est déclenchée pour « faire réel ».

- Des scènes affligeantes : Où on voit des mafieux en rendez-vous secret mettre la radio à fond, se faire disputer par le parrain, et tuer le parrain parce que vraiment, il est trop méchant !

- Des larmes de tristesse : Quand on sort de la salle, se disant qu'on a perdu près de deux heures de cette vie pourtant si précieuse.

Des larmes de joie : Quand on se dit que Ed Wood est revenu, qu'il s'est réincarné en Antonio Capuano.

Luna Rossa est le Plan 9 from Outter Space du film mafieux, reste qu'il faudra du temps pour en rire.