Les associés

Film américain de Ridley Scott

Avec Nicolas Cage, Sam Rockwell

Sortie le 17-09-2003
 
   

Par Clémentine Gallot


Durée: 1h56

 
 
   

Coïncidence : quelques mois après la sortie de Catch me if you can, comédie enlevée sur l’escroquerie, Ridley Scott reprend le flambeau, cette fois, avec moins de brio que Spielberg. Outre cette thématique, les deux films ont d’ailleurs peu de choses en commun.

Roy, quadragénaire et filou ambitieux -de ceux qui arnaquent sans vergogne votre gentille grand-mère- rencontre, après plusieurs années, Angela, sa fille adolescente, qu’il n’a jamais vue.

Le film aligne quelques numéros d’acteurs. Sam Rockwell, récemment primé a Berlin, en fait des tonnes en crapule play-boy. On assiste avec intérêt au travestissement d’une jeune actrice, Alison Lohman, à voir bientôt dans Les lauriers blancs, de Peter Kosminsky. Le clou du spectacle étant Nicolas Cage himself, escroc névrotique (ou névrosé) dissimulant consciencieusement son magot dans un ignoble dogue en faïence. Décidément peu gâté depuis Adaptation, le voilà qui, agité de soubresauts, tic et TOC a qui mieux mieux.

Outre un travail méticuleux sur l’image, dans la maison space designée de Roy, on ne se lasse pas des retournements de veste finaux, de moins en moins crédibles, soit. Mais le film pèche par une hésitation entre fable cynique et guimauve familiale, qui, de fait, entrave le rythme du récit. Une fois n’est pas coutume, Hans Zimmer nous abreuve d’une horripilante musique rétro dont on se serait bien passé.

Loin d’être déshonorante, la réalisation de Matchstick men est pourtant en inadéquation avec le sujet traité : étrangement conventionnelle et légèrement insipide peut-être. Or, il est permis d’en attendre d’avantage de Ridley Scott, surtout depuis l’époustouflant Black hawk down.