Milwaukee, Minnesota

Film américain de Allan Mindel

Avec Troy Garity, Alison Folland, Randy Quaid, Bruce Dern…

Film en compétition à la Semaine Internationale de la Critique du festival de Cannes 2003. Concoure à la Caméra d'Or.
 
   

Par Marina Klimoff


Durée: 1h35

 
 
   

Albert est spécial. Il entend les poissons parler sous la glace, ce qui lui permet de remporter de nombreux concours de pêche. A vingt ans, sa mère l'accompagne toujours dans les tournois où il gagne des sommes colossales. Tuey et son jeune frère y voient tout de suite une occasion de gagner de l'argent.

Albert tombe sous le charme de Tuey. Jerry James, VRP, est aussi intéressé par cet argent. Il se fera passer pour le père d'Albert. Ce dernier est peut être un peu simple d'esprit, mais loin d'être bête… Lui, au moins, sait que Milwaukee n'est pas dans le Minnesota…

Allan Mindel a débuté dans la production avec le film de Gus Van Sant, My Own Private Idaho. Il est également cofondateur de Framework Entertainment, une agence qui s'occupe entre autres de John C. Reilly, Lucy Liu et Marcia Gay Harden. Il commence en s'associant à la création d'une agence de mannequin, puis une agence gérant la carrière de comédiens tels que Uma Thurman, Vigo Mortensen, David Duchovny, Lorraine Bracco, Isabella Rosselini et Kelly Lynch. Milwaukee, Minnesota est son premier film.

Ce film est aussi indépendant que son héros. Le genre de film américain qu'on n'a pas l'habitude de voir (et qu'on serait heureux de découvrir plus souvent, entre deux Spiderman et un Dardevil…). Un contenu étrange : ses protagonistes pathétiques, ses atmosphères, sa musique, son histoire…, qui nous donne encore plus envie de découvrir ce cinéma si indépendant. Milwaukee, Minnesota est un bon premier film, mené par des acteurs peu connus, mais dont l'avenir est prometteur si le film arrive à voyager à travers le monde.

Malgré une mise en scène bousculée à certains moments et un ou deux passages un peu lents, le scénario tient la route, et les personnages suivent sans problème le rythme. Le réalisateur, habitué des stars, avait tous les ingrédients pour faire un bon gros blockbuster, mais il a préféré s'attarder sur un sujet beaucoup plus intéressant que le sauvetage de la planète : l'histoire d'un simple d'esprit qui est, en fait, beaucoup plus intelligent que tout le monde. Mêlant drôlerie et tristesse, il maîtrise son sujet parfaitement.

Comme quoi il existe encore des réalisateurs from USA qui ont la tête sur les épaules (même si on le savait déjà grâce à Gus Van Sant ou Michael Moore, mais ça fait tellement de bien de se le rappeler !).

  


Photo de l'équipe
De gauche à droite : Troy Garity (Albert), le producteur (?), Alison Folland (Tuey) et le réalisateur Allan Mindel.