Oasis

Film coréen de Lee Chang-dong

Avec Sol Kyung-gu, Moon So-ri

Prix FIPRESCI (prix de la critique internationale), Festival de Venise : prix de la mise en scène, Prix Marcello Mastroiani : prix du meilleur espoir féminin pour Moon So-ri. Présenté en séance spéciale à la Semaine Internationale de la Critique du festival de Cannes 2003.
 
   

Par Marina Klimoff


Durée: 2h12

 
 
   

Conduisant en état d’ébriété, Jong-du tue un homme. En sortant de prison, où il purgeait sa peine, il trouve un travail dans une entreprise et tente de s’intégrer dans la société. Mais son retard mental rend les choses difficiles. Il rencontre alors Gong-du, la fille tétraplégique de la victime. Il tente de la violer avant de s’enfuir. Pourtant, la jeune fille apprécie l’intérêt que Jong-du lui porte et décide de s’engager dans cette relation incongrue que sa famille désapprouve totalement.

" Si vous pensez avoir un Oasis dans le cœur, vous le trouverez après avoir vu le film".  Voici comment Lee Chang-dong, actuel ministre de la culture de la Corée du Sud, nous présente son film. Mais je vous assure que c’est bien plus compliqué que ça !

Oasis  fait parti de ces films durs, qui vous montrent tout ce dont on n'ose pas parler. Qui ne s’est jamais demandé comment faisait une tétraplégique pour aimer ou pour être aimée ? Ce film est une excellente réponse.

Sans passer par quatre chemins, le réalisateur nous montre tout, du début à la fin, de la solitude à l’amour. C’est une belle histoire que vivront ces deux personnages, jusqu’à ce que la famille s’en mêle. Elle, elle n’accepte pas que leurs " enfants " puissent avoir une relation amoureuse puisqu’ils ne sont pas comme les autres.

Une mise en scène parfaite et des acteurs au caractère et à la puissance d’interprétation plus qu’impressionnants, font de ce film une vraie preuve que l’amour existe à tous les niveaux, sans exception aucune. En sortant du film, qui ne se finit pas du tout en happy end, on reprend conscience de la chance que nous avons d’être ce que nous sommes, de vivre là où nous vivons, et d’éprouver les sentiments que nous éprouvons, sans que personne ne nous dise rien.