Party Monster

Film américain de Fenton Bailey
et Randy Barbato

Avec Macaulay Culkin, Seth green, Wilmer Velderrama, Chloe Sevigny

 
   

Par Clémentine Gallot


Durée: 1h39

 
 
   

Branshitude

Party Monster est un de ces objets hybrides que l’on peine à définir: produit par Killerfilms, tourné en DV par deux cinéastes spécialistes du documentaire gay et lesbien, il est une adaptation du livre autobiographique du clubber repenti James Saint James, Disco bloodbath.

Début des années 90’s, le New York underground voit se multiplier des "club kids", jeunes organisateurs de fêtes hype, comme Michael Alig (séjournant actuellement en prison) et son meilleur ami, le sus cité James Saint James. Silhouettes dégingandées aux allures de folles excentriques… La tribu hétéroclite et baroque prend régulièrement d’assaut l’église gothique de Limelight, déchaînant les enfers.

Véritable Peter Pan aux amphétamines, se jouant de son innocence perdue, Macaulay Culkin, le gamin abandonné de Maman j’ai raté l’avion, a fini par prendre l’avion mais n’est, semble-t-il, pas redescendu. Flanqué de ses acolytes hystériques Seth Green et Wilmer Velderrama (respectivement acteurs des séries Buffy contre les vampires et That 70’s show), il cohabite, inévitablement, avec Marilyn Manson en bubble gum, et Chloe Sevigny, la babydoll pop.

Poudre aux yeux? L’originalité réelle du film tient au sentiment d’hallucination communicative qu’il produit, et à l’ambiguïté courageuse des acteurs, lorsqu’interfèrent fiction et vécu: certains des acteurs losers et junkies ont l’air branchés, alors que d’autres, à force d’être à la mode, finissent par susciter la compassion.

Cette saine plongée en apnée dans une overdose de glamour désenchanté nous laisse une sévère gueule de bois.