Monrak Transistor

Film thaïlandais de Pen-Ek Ratanaruang

Avec Suppakorn Pukkavesa, Black Pomtong

Sortie le 27-11-2002
 
   

Par Henri Lanoë


Durée: 1h46

 
 
   

Pop Star Thaï

A part la cuisine, je ne connais pas grand’chose à la culture thaï… Aussi étais-je heureux de pouvoir combler, en partie, cette lacune en allant voir " Monrak Transistor ". En fait, je me suis trouvé devant un produit hybride, sorte de " Grease " à la mode thaï, qui traduit bien l’uniformisation du show-biz mondialisé. On se croirait sur TF1, un samedi soir de Star Academy, si ce n'est que tous les visages sont orientaux et que les couleurs sont encore plus laides.

Le scénario de ce roman-photo retrace les déboires d’un jeune homme qui voudrait devenir une vedette de la chanson pendant que sa femme, dont il s’est séparé pour faire carrière, écoute le transistor qu’il lui a offert en cadeau de mariage.

Notre candidat au vedettariat chante donc à chaque occasion offerte, ce qui nous permet d’apprendre rapidement qu’un tube thaï est tout sauf court.

Suppakorn Kitsuwan, qui interprète le rôle, semble être le Claude François local (c’est là où mon inculture me joue des tours), mais la lassitude m’a rapidement terrassé devant ces chansons aigrelettes et la platitude des scènes qui les séparent.

Il y a une bonne idée de plan : c’est, par chance, la première scène du film, ce qui libère les éventuels spectateurs de l’obligation de voir la suite qui est beaucoup moins inspirée.