17 fois Cécile Cassard

Film français de Christophe Honoré

Avec Béatrice Dalle, Romain Duris, Jeanne Balibar

Sortie le 12-07-2002
Festival de Cannes 2002: Sélection "Un certain regard"
 
   

Par Laurence Bonnecarrère


Durée: 1h45

 
 
   

D’abord, il y a Cécile (Béatrice Dalle) qui vient de perdre son mari . Voici ensuite Jeanne Balibar, dans le rôle ingrat de la copine compatissante. Et puis le petit garçon qui tape sur les nerfs de sa mère, au point qu’elle n’est pas loin de l’expédier…au paradis. Enfin, les vues nocturnes d'une ville de province, superbes.

Cécile Cassard une fois…

Il y a donc 17 séquences. Ça semble long, pour ne rien vous cacher…

Au début, on se dit: tiens, une autre version de " Sous le sable ", encore un film chic (maniéré ?) sur le deuil impossible… why not ?

A la moitié du film environ, on comprend qu’il s’agit de tout autre chose. Le nouvel ami de Cécile (Romain Duris, fraîchement débarqué de Barcelone), sous ses dehors espiègles, est lui aussi en train de passer à côté du bonheur. Il ne trouve pas la satisfaction avec son (ou ses) amant(s). En outre il est tourmenté par un rêve de paternité et s’en confie à Cécile: que peut-elle y faire ?

Les critiques accrédités vous diront qu’il s’agit d’un " manifeste poétique ", d’un film " aventureux ", " prometteur ", qui " force le respect ". Soit.

J’ajouterai, pour ma part, qu’il y a des scènes audacieuses (entre hommes, exclusivement)… Si vous êtes amateur, précipitez-vous !

Dans le cas contraire, attendez que le film sorte en DVD, passez en accéléré les 70 premières minutes, et voyez directement la scène de Romain Duris parodiant Lola (Anouk Aimé, dans le film de Jacques Demy). C’est amusant, mais je ne suis pas sûre que ce soit volontaire.

Pour être tout à fait impartiale: Béatrice Dalle est juste, et les images sont souvent splendides. C’est un peu court tout de même pour faire un film. Bon courage !