Duplicity

Film américain de Tony Gilroy

Avec Julia Roberts, Clive Owen, Tom Wilkinson, Paul Giamatti

Sortie le 25-03-2009
 
   

Par Henri Lanoë


Durée: 2h02

 
 
   

Too much !

Ce scénario - taillé sur mesures pour offrir un éventail de « scènes » aux deux interprètes principaux - est d’une telle complication que même Tony Gilroy, auteur-réalisateur, doit avoir du mal à le résumer.

Comme si cette guerre qui met aux prises deux big bosses de l’industrie du cosmétique n’était pas suffisamment confuse, Tony Gilroy en rajoute en semant des flashes-back désordonnés qui laissent totalement à l’extérieur de ce conflit industriel le spectateur de bonne volonté qui souhaiterait s’intéresser davantage aux démêlés sentimentaux du couple vedette pour souffler un peu mais, là est la great trouvaille du script, comme ils sont tous les deux de grands menteurs professionnels formés à la dure école de l’espionnage en tous genres, on ne peut guère accorder confiance à la sincérité de leurs sentiments amoureux, d’autant plus que leurs multiples retrouvailles s’ouvrent chaque fois sur un dialogue presque identique pour une raison que seul le spectateur qui aura résisté jusqu’au bout à l’assommante musique de James Newton Howard pourra peut-être comprendre in fine. (Si vous trouvez cette phrase obscure ou trop longue, c’est la preuve que le film est certainement contagieux !)

Le spectateur comprend surtout que les m½urs décrites par Duplicity éclairent, si besoin était, l’origine des crises où nous plongent régulièrement tous les big bosses de cette planète. Merci Tony Gilroy, ce n’est déjà pas si mal.