Une pure coïncidence

Film français de Romain Goupil

Avec Alain Cyroulnik, Romain Goupil, Olivier Martin, Nicolas Minkowski, Jean-Baptiste Poirot, Christian Portal.

Présenté au Festival de Cannes
le 17 mai 2002
 
   

Par Laurence Bonnecarrère


Durée: 1h30

 
 
   

Goupil et les tontons-colère

Après avoir inventé le docu-fiction-engagé-dans-le-réel, Goupil nous propose maintenant le FIVNI (film volant non identifié).

Inclassable, insaisissable, le FIVNI est inénarrable par définition.

On peut juste tenter d’en donner une vague idée.

Vous avez tous vu Ocean’s eleven ? Eh bien Une pure coïncidence, ce serait une variante soft du film de Steven Soderbergh.

Cinq copains, qui se sont connus en mai 1968, et qui sont restés très liés, décident de faire un " casse ". Plus modeste que celui du casino de Las Vegas, mais enfin...

On peut ironiser quant à l’écart par rapport au film de Steven Soderbergh… (la " french touch " ?). Les cinq complices ne sont pas vraiment des " canons " (à part Romain Goupil, le Georges Clooney français ?). Pour ce qui est des sourires Colgate et des coupes de cheveux impeccables, on repassera. Ensuite nos cinq malfrats ne sont pas non plus des foudres de guerre ni en matière de stratégie (découvrir que l’officine à cambrioler comporte une porte dérobée, par exemple, prend le temps qu’il faut) ni sur le plan de la logistique… Pas tellement balaises physiquement, ni téméraires non plus ; Et puis surtout : le but du casse, ce n’est pas la thune, mais tout autre chose…

Romain Goupil – autre fantaisie - met à contribution, outre ses copains, toute sa famille, y compris sa grand mère, et aussi la petite dernière (2 ans ?), adorable et véritable nerf de guerre de l’ensemble de l’opération. Quant à Clémence, l’aînée, elle est enrôlée aussi, mais à son corps défendant, semble-t-il.

Le film est pour le moins farfelu ! Une occasion de découvrir que Romain Goupil est un rigolo, ce qui semble en étonner plus d’un (eh oui : soixante-huitard, militant, engagé à gauche, très engagé même… donc pas drôle !). Quant à ses copains qui redoutaient un " Mourir à cinquante ans " (après " A mort la mort " et " Mourir à 30 ans "), ils seront rassurés !

Quoi qu’il en soit, ce FIVNI est un petit bijou, bourré de fantaisie et de charme, de tendresse et d’humour.

Une question tout de même à toute l’équipe : où est passé le magot ?