The dish

Film australien de Rob Sitch

Avec Sam Neill, Kevin Harrington, Tom Long, Patrick Warburton

Sortie le 01-05-2002
 
   

Par Marina Klimoff


Durée: 1h36

 
 
   

The Dish a remporté la Silver Medal du People's Choice Award lors du Festival International du Film de Toronto 2000.
Egalement plébiscité au Festival du Film de Londres et au Festival de Sundance 2001, c'est déjà l'un des plus gros succès de l'histoire du cinéma australien.

20 juillet 1969. Dans quelques heures, le premier homme va marcher sur la lune. Pour le petit village de Parkes, au fin fond de l'Australie, l'événement est aussi une aventure. Leur radiotélescope, le plus grand de l'hémisphère Sud, contrôlé par Cliff et ses collaborateurs, est chargé de suivre la mission spatiale historique, dirigée pas la NASA. Mais le vol ne se déroule pas comme prévu, et à quelques heures de l'alunissage, la petite équipe australienne se voit soudain confier la transmission des images historiques…

La retransmission du premier alunissage humain a été l'un des événement télévisuels majeurs du XXe siècle : 600 millions de personnes l'ont suivie. Pour la première fois, le monde entier s'est réuni autour de la télévision, grâce à une petite équipe australienne d'ingénieurs pas plus diplômés que les autres. Cela ne s'était jamais produit et ne s'est plus jamais présenté depuis. C'est de cette idée qu'est né The Dish (la parabole, in french).

Tout au long de ce film émouvant, nous allons suivre la préparation physique et psychologique de tous les participants de cette aventure historique, pour le moins passionnante. Entouré de jeunes ingénieurs (Tom Long, Kevin Harrington) et d'un représentant de la NASA (Patrick Warburton), Cliff se voit chargé d'une mission d'une extrême importance, demandant un travail précis, qu'ils devront mener en équipe, pour aboutir à un résultat efficace. On ne s'ennuie pas un instant, tellement les personnages sont attachants. On a envie de savoir et de comprendre ce qu'ils ressentent. Cliff Buxton (Sam Neill) est un vrai Australien aux manières pondérées, qui retrouve la sérénité dans la fumée de sa pipe. On ne connaît pas grand chose sur lui. Juste qu'il est veuf depuis peu. Il est vrai que pour beaucoup de personnages, on ignore la situation familiale (sauf pour le maire, mais dont toute la personnalité se révèle à travers ses proches). En vérité, ce film se base surtout sur l'événement lui-même et ses acteurs. Pour une fois, famille et travail ne sont pas mis dans le même panier.

L'équipe du film s'est rendue sur place, après de rudes négociations, pour tourner. Le résultat est convaincant. De belles couleurs, de belles images, des magnifiques séquences avec la parabole en "star" (pour une fois que ce n'est pas un acteur !). De plus, ce film mêle humour, pour ses parties de base-ball sur la parabole ou bien ce gardien chargé de la sécurité (interprété pas Tayler Kane) qui se croit à la guerre, angoisse sans en faire trop, aux moments difficiles de transmission, nostalgie du passé (dont on se serait bien passé), car en fait, tout le film est un flash-back, dont se souvient Cliff, et bonheur, en voyant l'accomplissement d'un travail d'équipe long et difficile : les premiers pas de l'homme sur la Lune. Tout la dernière partie du film est centrée sur l’événement, presque sous forme documentaire. On a vraiment l'impression d'y être, à leur côté, en train de partager ce moment inoubliable.