Libero
Anche libero va bene

Film italien de Kim Rossi Stuart

Avec Kim Rossi Stuart, Barbara Bobulova, Alessandro Morace

Sortie le 08-11-2006
Prix Art et Essai Quinzaine des Réalisateurs Cannes 2006
 
   

Par Henri Lanoë


Durée: 1h48

 
 
   

Ciné Réalité

On pourrait traduire le titre par : « Même le poste d’arrière m’irait ». Cette attachante chronique familiale, filmée « à l’italienne » dans un style proche de l’esprit de certains Truffaut, a obtenu le Prix Art et Essai de la Quinzaine des Réalisateurs.
Un père cameraman (et trop colérique) tente d’éduquer ses deux jeunes enfants privés d’une mère sympathique (mais trop fugueuse). De courtes séquences dépeignent le quotidien de cette famille bancale gérée par ce père excessif qui balance entre l’extrême violence et l’extrême amour. Il oblige son fils à faire de la compétition en piscine alors que le gamin ne rêve que de foot, « même comme arrière ». Le réalisateur, dont c’est le premier film, est également acteur principal mais il évoque tellement Nanni Moretti – barbu, longiligne et féru de natation - que je ne peux me décider entre les avantage ou les inconvénients d’une telle ressemblance. Le scénario flirte parfois avec le mélo, mais une rapide pirouette le remet sur les rails de la (presque) comédie. Dans un style vif et personnel, Kim Rossi Stuart parsème son histoire de fausses pistes qui n’aboutiront pas toutes - comme dans la vie – nous donnant ainsi l’impression d’une réalité imprévisible, prise sur le vif, qui démode les artifices des scénarii aux rouages trop ajustés. L’Italie s’enrichit d’un nouveau talent, bravo.