Star Wars II - L'attaque des clônes

Film américain de Georges Lucas

Avec H. Christensen, N. Portman, E. McGregor, etc…

Sortie le 17-05-2002
 
   

Par Eric Dagiral


Durée: 2h12

 
 
   

Sur cet énième épisode de la saga, on ne sait trop que dire ; il est d’usage de parler chiffres, production ou technique de pointe… un peu -voire beaucoup- pour oublier le film. Il est aussi possible de mettre le dernier en date en perspective avec les quatre précédents etc.

Ceci est d’autant plus tentant que cet opus reprend le flambeau un peu lourd hérité du passé, en se recentrant sur les " valeurs ". L’héroïsme, l’élitisme, la gloire ou le destin participent d’un grand processus de matraquage qui a déjà été décrit avec précision. Rien de bien nouveau donc. Plutôt un gigantesque ressassement, dans ce qui se présente comme la synthèse parfaite de la guerre des étoiles. Seul le thème du clonage, légèrement esquissé, apporte une touche contemporaine à cette fresque chevaleresque. Nul doute que le film n’en sera que plus fédérateur aux yeux des fanatiques de la série, et ils sont nombreux, conquis depuis leur plus tendre enfance pour les plus indéracinables d’entre eux.

Dès lors on comprendra que L’attaque des clones effectue un va-et-vient incessant entre un nouveau spectateur à conquérir et un spectateur qu’il faut choyer, spectateur qui a maintenant la trentaine, et qui reste intraitable à force d’exégèse. Pour y parvenir, que de lourdeurs… et de clins d’œil (le personnage d’E. McGregor). Le tout pour échafauder la trame de l’épisode III, que nous aurons bien du mal à éviter à sa sortie (une fois n’est pas coutume). Seul îlot un brin plaisant, comme peut l’être une icône pop : l’histoire d’amour qui rapproche Anakin de la princesse, et qui donne à voir quelques jolies vignettes au milieu de ce fatras numérisé à grands coups d’effets trop repérables. Il est consternant qu’un cinéma voulu spectaculaire et construit de toutes pièces pour " divertir " puisse être si profondément ennuyeux