Monstres & Cie
Monsters, Inc.

Film américain de Pete Docter

Avec les voix (en V.O.) de John Goodman (Sulli), Billy Cristal (Bob), Steve Buscemi (Leon Bogue)

 
   

Par Christophe Chauvin


Durée: 1h32

 
 
   

Après les deux Toy Story et 1001 Pattes, les studios d’animation Pixar nous prouvent une fois encore, avec Monstres et Cie, qu’ils sont à la pointe de l’animation numérique . Ils signent un film inventif et absolument délirant.

Saviez-vous que, derrière vos peurs d’enfant, se cache un monde peuplé de monstres affreusement drôles et drôlement affreux ? Non, eh bien, Pete Docter (le réalisateur) et John Lasseter (le producteur exécutif et également réalisateur oscarisé pour Toy Story) vous invitent à pénétrer dans un univers totalement loufoque, où les cris d’enfants sont une source d’énergie, où les monstres ont une trouille bleue des humains, et où flanquer la frousse est un métier : bienvenue à Monstropolis ! Calez-vous bien dans vos sièges et c’est parti pour plus d’une heure et demie de pure folie cinématographique !

Saviez-vous que, derrière vos peurs d’enfant, se cache un monde peuplé de monstres affreusement drôles et drôlement affreux ? Non, eh bien, Pete Docter (le réalisateur) et John Lasseter (le producteur exécutif et également réalisateur oscarisé pour Toy Story) vous invitent à pénétrer dans un univers totalement loufoque, où les cris d’enfants sont une source d’énergie, où les monstres ont une trouille bleue des humains, et où flanquer la frousse est un métier : bienvenue à Monstropolis ! Calez-vous bien dans vos sièges et c’est parti pour plus d’une heure et demie de pure folie cinématographique !

Nous voilà donc à Monstropolis, où Monstres et Cie est la plus grande usine de stockage de cris d’enfants ; les employés y sont divisés en deux catégories : les terreurs d’élite et les attachés de stress, ces derniers s’occupant des portes qui permettent aux terreurs professionnelles de passer dans le monde humain. C’est astucieux et ça marche comme à Hollywood : plus le monstre est performant, plus ça rapporte gros ! Mais malheureusement, tout va mal dans l’usine car celle-ci traverse une grave crise d’énergie et Sulli, la terreur d’élite n°1, subit une forte concurrence. Et le jour où Bouh, une adorable petite fille, s’introduit à Monstropolis par une porte non désactivée, c’est la panique totale ! S’appuyant donc déjà sur un scénario très original, le film réserve en plus d’énormes surprises et des scènes inattendues toujours plus drôles les unes que les autres ! Le spectateur est définitivement emporté par ce tourbillon de gags, qui font passer du rire aux larmes (de joie, surtout) ! D’autant que le film déploie une large palette émotionnelle et ne s’intéresse pas qu’à un public jeune mais également aux cinéphiles avertis ; en effet, le film renvoie beaucoup au domaine du cinéma : l’usine de Monstres et Cie s’avère être une véritable métaphore d’Hollywood où les monstres apprennent et répètent inlassablement leur rôle pour faire marcher la machine à cris ; on assiste également à de véritables scènes de répétition et d’improvisation, et les clins d’œil cinématographiques ne manquent pas, comme par exemple une satire, brève mais jubilatoire, d’une séquence d’Armageddon ! Toujours plus forts depuis leurs premiers courts métrages, les studios Pixar nous offrent donc un film d’animation complètement déjanté et aux graphismes superbes (c’est quand même autre chose que les dessins horribles des derniers Disney !) : en deux mots, un vrai petit chef-d’œuvre d’animation !